Ces dernières années, l’actualité a recensé régulièrement des cas de fraudes alimentaires. Ces fraudes, commises ou subies par les entreprises, peuvent impacter très sévèrement les entreprises en terme de chiffre d’affaires allant jusqu’à 15% de perte de revenu annuel. De plus, elles renvoient une image négative du secteur alimentaire. Pour pallier ces fraudes, la blockchain peut vous aider et nous allons vous démontrer comment.

 

Contexte

 

A l’heure actuelle, les contraintes en matière de traçabilité augmentent et poussent les entreprises à redoubler d’efforts pour répondre aux demandes des distributeurs, clients et autres organismes de contrôle. La supply chain mondiale et la provenance de plus en plus internationale des matières premières rendent presque impossible la traçabilité complète des produits. Celle-ci est remise en cause et à l’ère du global et du digital, un système partagé devient une nécessité.

 

Qu’est-ce que la blockchain ?

 

C’est à ce moment précis que la blockchain intervient. Elle rend visible auprès de tous les utilisateurs et de manière intégrée (interconnectée dans une chaîne d’informations) l’ensemble des données correspondant aux informations et transactions liées à la chaîne alimentaire. Chaque interaction avec l’aliment est donc enregistrée avec un certificat digital qui est partagé par l’ensemble des intervenants de la chaîne, ce qui rend sa manipulation ultérieure impossible.

 

Dans d’autres domaines, la blockchain peut aussi être utilisée. Par exemple, dans le monde de la finance l’application la plus connue est le bitcoin, cette monnaie virtuelle qui repose sur le principe de la blockchain. Notons que de nombreuses autres applications potentielles existent également en logistique, supply chain, dans les assurances…

 

Ses avantages

 

Ils sont partagés entre les entreprises alimentaires (qui contrôlent beaucoup mieux les matières premières et les produits finis, les retailers (qui peuvent retirer un lot problématique sans devoir gérer des recall onéreux) et le consommateur (qui peut disposer d’informations détaillées à l’aide d’un simple QR code et d’un smartphone).

 

Son impact

 

Gartner estime que le business basé sur la blockchain représenterait 10 milliard de $ en 2022, ce qui explique l’engouement que ce système peut susciter. D’ailleurs, de grands noms comme IBM propose des plateformes à customiser pour développer et héberger la blockchain (en combinaison avec des solutions d’intelligence artificielle comme Watson). Des startups se lancent également dans la course. En France par exemple, BPI France a recensé une centaine de startup dont une soixantaine ont fondé l’association Chaintech en 2016. En Belgique aussi, des start ups commencent à voir le jour.

En ce qui concerne la distribution, le groupe Carrefour a lancé en France la première blockchain d’Europe, et la Belgique a appliqué cette technologie dans sa gamme de volaille.

 

Seul hic

 

Certains observateurs estiment que la blockchain posera rapidement un problème environnemental au vu de la grande capacité de stockage d’informations, puisque la chaîne repose sur une distribution de certificats à l’ensemble des intervenants. La consommation d’énergie est donc démultipliée. Par conséquent, des solutions devront être trouvées dans le futur pour résoudre cette problématique.

 

Intéressé par la blockchain ? Inscrivez-vous à notre event annuel le 25 septembre prochain et vous aurez l’occasion de participer à un séminaire consacré à ce sujet et animé par des spécialistes ! Des exemples d'applications concrètes dans l'agroalimentaire seront présentées et vous aurez l'opportunité d'échanger avec des experts.

https://wagralim-food-connections-2018.b2match.io/page-2061