L’efficacité de la formation continue des travailleurs est un réel challenge. Ces derniers ont quitté le banc des écoles et universités depuis longtemps pour plonger dans la vie active. Il est donc très difficile d’éveiller leur intérêt et de soutenir leur attention s’ils doivent adopter une attitude passive lors de formations continues.

 

De plus, depuis quelques décennies, les recherches sur l’éducation ont montré que le meilleur apprentissage est un processus actif effectué par l'apprenant. C’est pourquoi, de nouveaux formats de formation voient le jour pour impliquer les participants.

 

Des formateurs sur le terrain

 

Alors que les formations classiques ont tout leur sens lorsqu’il s’agit d’aborder une nouvelle matière, les rappels en matière de procédures de travail (sécurité alimentaire, sécurité au travail…) doivent être abordés par une approche complètement différente.

 

Les ateliers doivent être ludiques, basés sur la réalité de terrain du travailleur tout en favorisant un maximum d’interactions.

 

A titre d’exemple, pour les refresh en bonnes pratiques d’hygiène, Formalim propose notamment un module au cours duquel le travailleur se retrouve acteur. Après un bref rappel des principes de base, les participants vont s’équiper d’appareils photo, de check-list et de blocs notes pour faire le tour de la production et jouer le rôle d’un auditeur dans sa propre entreprise.

 

Tout le monde se réunit ensuite dans la salle pour parler des non-conformités que chacun a réussi à identifier. Le gain d’efficacité est prouvé.

 

Autre exemple, pour sensibiliser contre les risques allergènes, le formateur prépare le module dans les ateliers de production avant de dispenser la formation à de petits groupes.

 

Lors de ces ateliers, les participants sont impliqués dans la résolution de pratiques à risque.

 

Les résultats sont surprenants. Non seulement, le personnel est conscientisé des risques mais, en plus, les participants identifient eux-mêmes des pratiques d'amélioration sur le terrain et, de ce fait, favorisent la proposition d’actions correctives/préventives.

 

Le « sur mesure » pour des objectifs concrets

 

Il est primordial que l’entreprise identifie, avec le public-cible, leurs besoins pour faciliter la tâche du formateur et assurer le succès de la formation.

 

Ce dernier prépare sa formation en visitant l’entreprise et en se basant sur les équipements, les procédés, les pratiques de terrain, les produits et les développements en cours tout en étant guidé par les objectifs de formation communiqués par l’entreprise.

 

La formation proprement dite est un atelier interactif avec rappel des notions théoriques accompagné d’illustrations par des séquences vidéo, des photos, des exemples, des exercices simples et adaptés ainsi que des travaux pratiques sur équipements et sur logiciel.

 

L’exemple typique de sujet abordé de cette manière est la définition et la validation des barèmes thermiques. La citation « Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson » trouve toute sa mesure.

 

Le formateur va initier ou perfectionner le personnel en pratiquant avec lui sur les équipements de production et en se basant sur les caractéristiques intrinsèques du produit (emballage, pH, activité en eau,...). Tous les outils vont être transmis aux apprenants afin qu’il soit autonome à l’issue de ce module et capable de déterminer et valider seul un barème thermique.

 

Formation-Action

 

formation 1

 

 

Les formations-actions peuvent être résumées de la manière suivante : « Apprendre pour agir, agir pour apprendre ».

 

Les thèmes à aborder, dans l’industrie alimentaire, sous ce format vont toucher aussi bien des pratiques de terrain en lien avec des procédés de transformation, de la formulation de produit, de l’innovation….

 

Quelques exemples de sujets : le tempérage du chocolat, les texturants alimentaires, les protéines végétales, le salage et le fumage du jambon…

 

Les formations sont constituées d’études de cas et de démonstrations pratiques en atelier technologique permettant d’illustrer les apports théoriques. Les participants sont amenés à prendre part activement à la formation lors de l’application pratique.

 

D’ailleurs, en collaboration avec Alimento, Wagralim organise des cycles TPM.

La TPM est une méthode mise en œuvre au sein de nombreuses sociétés du secteur agroalimentaire et issues de secteurs connexes.

 

Ce cycle de renforcement des compétences, résolument orienté vers la mise en pratique (journées de visites d’usines), permet d’acquérir, après une présentation méthodologique, des outils pour identifier, analyser et proposer des solutions à des problèmes récurrents.

 

La pédagogie repose sur les échanges avec d’autres entreprises actives dans l’agroalimentaire ou dans des secteurs très proches.

 

En conclusion

 

La formation de son personnel est un sujet qu’il faut penser et réfléchir pour assurer des actions efficaces et un retour sur investissement. Aussi, rien ne vaut la pratique ! Celle-ci doit dominer la théorie et l’action doit prendre le pas sur la préparation.

 

Toutes ces nouvelles approches ont déjà fait leur preuve et sont organisées près de chez vous. Alors qu’attendez-vous pour les tester si ces dernières ne vous sont pas familières ?

 

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