Sécurité alimentaire, comportements des consommateurs, durabilité, e-commerce... La pandémie de COVID-19 affecte chacun d'entre nous et le secteur agroalimentaire européen n'y échappe pas. 

 

Autant de tendances que l'Europe devra prendre en compte dans les prochains mois.

 

L’impact de cette crise dépendra donc de celles-ci mais aussi des mesures prises par l'Union Européenne et ses États membres.

 

La sécurité alimentaire, une priorité*

Actuellement, le secteur agroalimentaire de l’UE fournit aux Européens une alimentation sûre et qualitative. 

 

Le maintien de la sécurité alimentaire et son renforcement fait partie des priorités de la Commission européenne et celle-ci suit de près la situation. 

 

Les agriculteurs et les producteurs éprouvent néanmoins des difficultés et subissent une forte pression.

 

Pour les soutenir, la Commission a, en outre, pris les mesures nécessaires :

 

 

Dans ce contexte actuel, il est important pour les acteurs de la chaîne alimentaire de se sentir soutenus et les consommateurs doivent quant à eux être rassurés quant à la qualité de leurs produits et leur provenance. Ceux-ci deviennent en effet de plus en plus exigeants et cette tendance s'est renforcée avec le confinement.

 

Un changement du comportement des consommateurs vers plus de durabilité

Face au Coronavirus, les consommateurs réclament davantage de produits bénéfiques pour leur santé et leur système immunitaire (ex. les vitamines, les probiotiques et les adaptogènes, capables de s'adapter à différents stress).

 

Les producteurs en circuit court ont également été très fortement sollicités. Cela représenterait entre +10 et +30% d’augmentation depuis le début du confinement, selon une estimation l’Apaq-W et le Collège des producteurs au mois d'avril. De plus, durant la période de confinement, 42% de Belges interrogés disent vouloir consommer, plus qu’avant la crise, des produits locaux – et 23% concernent des produits équitables selon Nicolas Lambert, directeur de Fairtrade Belgium. 

 

Qu'en est-il de l'après Corona ? "Ces intentions de consommation indiquent de manière assez massive une envie de consommer plus durable, c’est-à-dire plus local, bio et équitable". Les intentions pour l’après vont dans la bonne direction. Il faudra vérifier si cela se traduira dans des comportements réels".

 

Philippe Baret, doyen de la Faculté des Bioingénieurs de l’UCLouvain, explique :

"Des nouveaux clients ont découvert des filières locales et durables, parce que proches de chez eux alors que les longs déplacements étaient interdits par les règles de confinement. Je pense que ce nouveau public pourrait se maintenir sur le long terme, parce que je crois que la découverte a souvent conduit à une satisfaction. Je suis donc assez confiant par rapport au développement d’une clientèle plus large pour ce genre de filières".

 

Il semblerait donc que les signaux soient au vert même si des risques existent.

 

Les Belges disposaient de plus de temps durant le confinement, cela leur a permis de découvrir de nouveaux modes de consommation mais leur déplacement était limité ce qui n'est plus le cas à l'heure actuelle.

 

Enfin, suite aux pertes d'emploi causées par le Covid-19, une baisse significative du pouvoir d’achat pour une partie des ménages belges est aussi un élément qu'il faut prendre en compte. Philippe Baret précise : "Les produits durables ont un coût d’achat plus élevé que les produits que l’on trouve dans d’autres filières aujourd’hui, comme en grande surface. 

 

Le boom de l'e-commerce

La période de confinement a entraîné l’arrêt partiel ou total de nombreuses entreprises.  Même si une partie du secteur agroalimentaire a continué son activité, l’arrêt de l’HORECA et la fermeture de nombreux petits commerces a freiné toute la production du secteur.  

 

Le monde agroalimentaire aurait connu une perte de plus ou moins 30%, chiffres qui restent à confirmer une fois que toute l’activité aura redémarré.

 

Les plateformes en ligne ont la cote dans tous les ménages depuis quelques années déjà. Le confinement aura fait grimper ce mode de consommation. Les articles de presse et de revues spécialisées sur la question le confirment. L’e-commerce mondial aurait grimpé de 20% sur cette période 

 

Vous souhaitez en savoir plus sur cette tendance ?

Consultez cet article : https://blog.wagralim.be/e-commerce-t%C3%A9moignages-et-bonnes-pratiques

 

Conclusion

Seul le temps nous dira si ces prévisions perdureront. Une sécurité alimentaire renforcée, un changement de comportement des consommateurs et le développement de l'e-commerce sont indéniables. L'Europe et les entreprises agroalimentaires doivent donc s'adapter afin de rencontrer les nouveaux besoins des consommateurs.

 

Contactez yuan.chai@wagralim.be  pour toute question sur le marché européen !

 

* Cet article a été réalisé sur base de la période de confinement.

Sources : 

https://preview.hs-sites.com/_hcms/preview/content/29854099619?portalId=3467341&_preview=true&cacheBust=0&preview_key=hydaNNKz&from_buffer=false

https://europeecologie.eu/covid-19-systeme-alimentaire-ue

https://ec.europa.eu/info/food-farming-fisheries/farming/coronavirus-response_fr

https://www.rtbf.be/info/economie/detail_le-succes-des-produits-alimentaires-durables-survivra-t-il-dans-l-apres-corona?id=10497932

https://www.rtbf.be/info/economie/detail_avec-le-coronavirus-hausse-des-achats-locaux-en-wallonie-sauf-pour-le-fromage-de-chevre-la-truite-et-les-bieres?id=10480244