Thami Elmejdoub, coordinateur du projet de pôle AgroFlowVal, nous explique les objectifs du projet mais également la plus-value qu’a apporté Wagralim dans son montage.


1) Pouvez-vous nous présenter en quelques mots votre société ?

La société byFPP est spécialisée en fermentation et plus particulièrement la fermentation de produits destinés au secteur agroalimentaire (food et feed).

 

La société byFPP a une expérience dans la transformation en aval des produits. A titre d’exemple, elle produit des concentrés de protéines, des isolats et des hydrolysats de protéine de haute qualité en utilisant sa longue expertise dans le domaine de l'hydrolyse enzymatique et des techniques de séchage.

 

2) A quelle problématique du secteur agroalimentaire votre solution répond-t-elle ?

Le secteur agroalimentaire est perpétuellement en recherche de nouvelles solutions pour des raisons environnementales, sociétales ou encore économiques, byFPP développe ainsi une large gamme de produits protéinés répondant aux attentes des clients.

 

byFPP offre aussi la possibilité aux entreprises d’investiguer dans des techniques bien spécifiques et dont byFPP est spécialiste à savoir : les traitements enzymatiques, de séchage, de concentration, de fermentation, mais également le développement de nouveaux produits.

 

3) Quels étaient vos objectifs au lancement de ce projet ?

AgroFlowVal a pour objectif de valoriser des matières organiques issues des eaux de procédés et de résidus solides d’industries agroalimentaires et, particulièrement, dans l’industrie de transformation de la pomme de terre. Cette dernière génère plusieurs dizaines à milliers de tonnes par an de matière sèche organique peu ou non valorisée. Le projet s’intègre parfaitement dans un des domaines d’activité stratégique du pôle Wagralim qui est de développer des filières agro-industrielles durables.

 

Les objectifs spécifiques du projet sont d’identifier les flux riches en carbone et azote au sein du procédé de Lutosa, de les quantifier et de définir les voies de valorisation les plus appropriées au cas par cas. Il s’agira notamment de tenir compte des technologies à mettre en œuvre pour collecter, stocker et transporter ces matières à un niveau de qualité suffisant et de développer des procédés technologiques rentables permettant de mettre sur le marché des produits finis d’intérêt. Des composés pour aliments fermentés à destination des jeunes porcs et des milieux de fermentation sont d’emblée ciblés.

 

4) Comment décrivez-vous l’accompagnement, proposé par Wagralim, dans le montage et suivi de projets d’innovation ?

Le montage de ce projet a demandé un effort considérable de la part du pôle Wagralim et des partenaires impliqués vu les nombreuses modifications et les révisions qui ont été introduites dans le formulaire projet. Les conseils apportés par le pôle et son investissement lors de la rédaction du projet furent excellents. 

 

En tant que coordinateur de projet, je bénéficie d’une très bonne communication avec le pôle Wagralim et je suis satisfait de leur réactivité aux différentes informations demandées.

 

5) Comment la propriété intellectuelle est-elle gérée dans un tel projet ?

Un accord de consortium est finalisé par tous les partenaires du projet une fois celui-ci labellisé. Pendant le montage du projet, les grandes décisions en termes d’IP sont évidemment abordées avant de le déposer. Je reste convaincu qu’un projet collaboratif aura beaucoup plus de chance de succès si tous les partenaires ont clairement établi leurs positions et leurs ambitions pour pouvoir collaborer en toute confiance et transparence par la suite.

 

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