La gestion des déchets sous forme de récupération est une démarche vieille comme le monde.   Actuellement, les entreprises alimentaires marquent leur intérêt de travailler intra, mais également inter filière. Pour vous aider à y voir plus clair, Wagralim a organisé début d’année un webinaire sur la thématique des coproduits. En voici les traits les plus marquants. 

 

La valorisation des biodéchets 

Il est important de distinguer à la fois l'origine du biodéchet qui est soit liée directement au secteur agroalimentaire soit à une activité domestique ou HoReCa (biodéchet mélangé).  

 

Il est également important de distinguer l'origine du processus, soit en tant que coproduit lié à la fabrication du produit principal (ex. le son en meunerie, l'amidon issu de l'extraction des protéines de pois) soit en tant que sous-produit, résidu lié à la fabrication ou la distribution du produit fini (ex. pelure de fruits ou légumes). Cette différenciation permet de mieux gérer les répercussions à la fois règlementaires et de traitements d'hygiénisation postproduction. 

 

La valorisation doit combiner à la fois le coût de gestion des biodéchets, une augmentation de la valeur ajoutée et une réflexion des biodéchets comme un nouveau flux de matière première pour d'autres applications. 

 

Quelques exemples  

  • Alimentation animale : Préparation d’aliments (bétails, petfood) 
  • Extraction de molécules à hautes valeurs ajoutées : Isolement de principes actifs pour compléments alimentaires, nutraceutiques, cosmétiques … 
  • Biomatériaux : Valorisation des fibres en écomatériaux, synthèse de biomatériaux (polymères) 
  • Amendement sol (engrais, biostimulant) 
  • Biosolvant, bioénergie (bioéthanol) 

 

Cependant, la course à la valorisation des biodéchets ne doit pas cacher une autre réalité du terrain : substituer un processus qui mènerait à déséquilibrer un flux déjà en place. Par exemple, l'utilisation de drêche pour une valorisation dans une filière de biscuiterie ou comme substrat pour champignon alors que le fermier proche va l'utiliser en biométhanisation. 

 

Une méthodologie à suivre 

Hub.Cyclemembre de Wagralim, a développé une méthodologie afin de valider un business case. 

 

En effet, la valorisation ne s'intègre dans démarche de développement durable que si la source est pérenne et de qualité constante. Le co ou sous-produit doit également être adapté au nouveau flux afin de la transformer en matière première. Et enfin, il est également indispensable de mettre en place la supply chain (stockage, conditionnement et transport) sans quoi toute bonne idée ne pourra être mise en pratique.  

 

Une dynamique à l'échelle d'une province 

Afin d'illustrer cette nouvelle dynamique, l'intercommunal IdeLux a lancé un projet pour détecter les synergies entre les acteurs de la province du Luxembourg. Les premiers constats sont des données disponibles concernant les flux (processus et volume). Sans surprise, la production primaire est centrée sur l’élevage mais aussi sur les céréales. 

 

Cela a permis de mettre en évidence des filières comme la viande bovine, la brasserie, transformation laitière, mais également le secteur de la boulangerie. L'étape suivante est d'organiser des ateliers avec diverses entreprises afin de dégager des pistes réalistes de partenariats. 

 

Vous êtes intéressé par les coproduits ? Wagralim peut vous accompagner dans ce cheminement. N’hésitez pas à contacter matthieu.vancottom@wagralim.be   

 

Pour votre information, une session interactive sur la thématique des coproduits provenant de fruits et légumes sera organisée le 11/05 en collaboration avec l’Awex et Bioval.

 

Infos et inscription : https://us02web.zoom.us/meeting/register/tZcscOGvqjwoGtNcPzzWPTltmYlBSTuLVV60 

 

Sources 

Celabor 

IdéLux 

Hub.Cycle 

Plan Regal : http://environnement.wallonie.be/regal/17ACTIONS-Brochure-presentation-REGAL2-0-V1.pdf